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Monde : Expatriation : Rentrer en France ? Oui, mais…

Expatriation : Rentrer en France ? Oui, mais…  - Monde - Parcours d’ExpatsPas facile de reprendre une activité en France ni de valoriser un séjour professionnel à l’étranger. Plus les années passent, plus le retour est difficile. Les premières études liées au retour d’expatriation ont été menées par des ONG auprès de volontaires envoyés sur des missions dangereuses qui vivaient parfois très mal leur retour. Ce sont aussi les ONG qui ont travaillé les premières sur la préparation au retour. Saisissant l’opportunité, des entreprises ont même aujourd’hui fait de cette préparation leur activité principale.

Repositionnement professionnel et difficultés matérielles

La difficulté la plus importante rencontrée par la plupart des anciens expatriés est liée à l’emploi : « Des personnes sont bloquées à l’étranger sans pouvoir trouver le même type d’emploi en France, » nous explique une spécialiste. En effet, difficile de rentrer sans se frotter à quelques problèmes administratifs surtout si l’on perd tout contact avec la France. Pas de compte en banque, pas de sécurité sociale si l’on ne cotise pas à la Caisse des Français de l’étranger… et donc pas de fiches de paie puisque le numéro de sécurité sociale sert aussi à l’établissement d’un contrat. Et qui dit pas de fiche de salaire dit problèmes pour se loger. Lorsqu’il s’agit de scolariser ses enfants, les démarches administratives se voient démultipliées. Revenir sans avoir trouver d’emploi est encore moins aisé puisque le lien social se crée souvent autour de la structure qui vous emploie, il est donc difficile de lier de nouvelles amitiés. « Un retour, c’est comme une nouvelle expatriation. On laisse quelque chose derrière et il faut tout recréer en France. »

La réadaptation socioculturelle

Plus le pays d’expatriation est différent, plus on a de difficultés à se réadapter. Entre les amis qui écoutent les récits de voyage un temps et la famille qui n’a jamais cessé d’évoluer à son rythme, beaucoup d’expatriés se retrouvent perdus, Le milieu des expatriés étant une petite communauté, la une vie sociale est développée, on est connu, reconnu. Le retour en France est souvent synonyme d’anonymat. Une situation qui peut pousser certaines personnes à la déprime si elle n’est pas prise au sérieux. Sans compter la différence de niveau de vie. Les expatriés qui vivent dans les pays en développement et jouissent d’un statut social ou d’une vie aisée ont aussi des difficultés à se réhabituer au quotidien d’une personne lambda. Dans le cercle familial, cela reste des vies menées parallèlement. Les gens apprennent à vivre sans l’expatrié qui a l’impression d’être décalé. La spécialiste atténue toutefois son propos en rappelant qu’Internet et le fait de pouvoir prendre l’avion plus facilement a atténué cette sensation. Au sein des entreprises, le départ est valorisé, contrairement au retour. L’expatriation est plutôt considérée par les entrepreneurs comme une mise entre parenthèse de la carrière. Le retour en France est donc souvent considéré comme un retour au point de départ sans mise en valeur des compétences acquises à l’étranger.
Le cas des conjoints


Quid du fameux « trou » dans le CV ? Comment valoriser des actions associatives ? Le conjoint porte souvent l’installation, l’organisation sur place. Ses états d’âme influent sur la dynamique familiale. Il faut donc apprendre à mettre en valeur les actions ou expériences acquises à l’étranger qu’il s’agisse de l’apprentissage d’une langue, de l’organisation de soirées caritatives ou événements.

Les enfants

Ils grandissent dans le pays d’expatriation et vivent le choc culturel de manière plus importante que les parents. De retour en France, les adolescents qui fréquentent les écoles françaises à l’étranger ne comprennent pas le vocabulaire de la cour de récréation, l’argot. L’adolescent s’identifie via la musique, la tenue vestimentaire aux groupes auxquels il appartient. Difficile de trouver sa place et de ne pas passer pour une bête curieuse. Chez l’adolescent, ce problème peut donner lieu à une crise identitaire. En d’autres termes, il faut aussi prévoir leur retour.
Julie Gommes

Profil de l'expat : Expat Live (Monde)

Posté par Expat Live le 02 novembre 2010 à 10:32

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Profil expat de Thiphaine CamusExpatriation Hong-kong

Thiphaine Camus

Merci Annabelle pour ce commentaire... Je n'y avais pas pense du tout. Moi je cotise dans un fond de retraite personnel.

Hong-kong, Hong-kong
18 nov 2010 à 11:34
Profil expat de annabelle personeniExpatriation Australie

annabelle personeni

Il y a un autre gros probleme lors d'un retour en France: La retraite! Mon mari et moi meme sommes partis de France il y a 13ans. Depuis 13ans, nous avons cesse de cotiser en France et sommes integres au systeme australien (chacun cotise pour soi-meme dans un fond de retraite personel. L'argent accumule a l'age de la retraite est un capital qui sert a financer sa propre retraite). Malheureusement, il n'est pas possible de vivre et travailler en France et opter pour rester hors du systeme Francais. si nous rentrons en France, nous aurons a cotiser pour une retraite que nous ne toucherons jamais puisque nous aurons un "trou" de 13 ans (nous n'avons pas les moyens de racheter nos point. Encore une fois, le systeme qui est censer nous profiter est en fait un frein! Il est grand temps de reformer la retraite et donner un peut plus de libertes au francais qui souhaitent CHOISIR comment ils veulent financer leur retraite.

18 nov 2010 à 11:28
Profil expat de Tiphaine CExpatriation Hong-kong

Tiphaine C

Je vais essayer de rentrer en France d'ici un an ou deux ca promet d'etre le parcours du combattant! Si des personnes ont reussi leur reintegration en France apres quelques annees passees a l'etranger vos temoignages seront les bienvenus!

11 nov 2010 à 10:56
Profil expat de TalvikausiExpatriation Finlande

Talvikausi

Je me joins a ce que vous dites. Personnellement, un retour en France actuellement me serais impossible, tant professionnellement que familialement. Je n'ai pas de famille en France, uniquement des cousins éloignés avec lesquels j'ai des contacts sporadique. Je ne compte donc pas sur eux pour me soutenir lorsque je rentrerais. Professionnellement parlant, je suis dans le para-médical mais la profession ici étant fort differentes de ce qu'elle est en France, il me semble que je ne pourrais pas y être acceptée. Le 3eme facteur important est mon age. A l'heure ou tout le monde souhaite partir en retraite dés 50 ans, ici, je pourrais bosser jusque 70 ans si je le souhaite. Je n'ai pas cotiser non plus en France mais dans le pays d'acceuil donc j'aurais une retraite dans ce pays certe mais .... enfin, il me faudra agir en conséquence le moment venu.

06 nov 2010 à 13:37
Profil expat de Old JihacheExpatriation Nigéria

Old Jihache

Et tout ça est bien vrai ... et inhérent à l'expatriation depuis qu'elle existe, c'est à dire depuis que le monde est monde. Ce n'est donc pas nouveau, et encore moins insurmontable : ma petite famille et moi l'avions compris dès notre toute première expérience de l'expatriation au début des années soixante-dix (quatre années aux Congo, Cameroun, Côte-d'Ivoire), et nous avons bien pris soin de ne jamais nous laisser y ré-enfermer : il n'a donc plus jamais été question de faire plus de deux années d'expatriation d'affilée, mais en revanche il est devenu indispensable de se garantir une vraie réinsertion dans un tissu social "normal" (travail, famille, amis, et implications associatives) en rentrant vivre et travailler en France régulièrement. C'est même indispensable, professionnellement, ne serait-ce que pour rester au fait de l'évolution naturelle de la profession dans laquelle on est sensé évoluer. Ceux qui sont ir-réadaptables sont en effet ceux qui n'avaient au départ qu'une vision à court terme de leur propre vie (et qui n'ont pas su évoluer), en prenant délibérément le risque de faire toute une carrière en expatriation, loin des évolutions professionnelles, des nouvelles demandes, des nouveaux marchés, des nouvelles méthodes (voire "modes") de management, des nouveaux rapports hiérarchiques, des nouvelles concurrences, des nouvelles techniques, etc, etc...: il est sûr que, en rentrant, ils ne pouvaient être que complètement déphasés ... et donc perdus. Il y aurait beaucoup beaucoup à dire sur ce sujet ... et ceci est aussi valable pour les épouses au foyer, autant que pour les enfants (scolarisés pou pas).

Lagos, Nigéria
03 nov 2010 à 14:33
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