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Monde : Portrait-robot de l’expatrié d’aujourd’hui

Portrait-robot de l’expatrié d’aujourd’hui - Monde - Vie quotidienne

En s’appuyant sur l’enquête récemment publiée par HSBC sur les grandes tendances de l’expatriation en 2010 (menée auprès de 4137 expatriés dans plus de cent pays), on peut brosser à gros traits un portrait-robot de l’expatrié d’aujourd’hui. Qui est-il ? Que fait-il ?

Ses motivations : argent, carrière, expérience

Pourquoi partir à l’étranger ? Les sondés évoquent avant tout les opportunités professionnelles et l’augmentation de leurs revenus (57%), ainsi que la perspective de vivre une nouvelle expérience (55%).Près d’un quart sont las de leur pays d’origine, tandis que d’autresn’ont pas vraiment eu le choix, envoyés à l’étranger par leur employeur (18%) ou entrainés par leur conjoint (17%). À noter qu’en France ou en Espagne, un tiers ou plus des expatriés sont des retraités souhaitant profiter de la qualité de vie de leur pays d’accueil.

Il travaille dans la finance

Le secteur financier semble être le domaine de prédilection des expatriés. Au Royaume-Uni, les expatriés interrogés sont par exemple près de la moitié à travailler dans la finance contre seulement 8% dans les technologies de l'information, second secteur d’activité représenté. La finance est également de loin le premier secteur d'activité des expatriés sondés aux Etats-Unis (27%), dans les pays d'Asie (61% à Hong Kong, 29% Singapour, 36% en Chine) ou encore en Russie (24%). Exceptions notables dans des pays d'Europe de l'Ouest comme l'Espagne et l'Allemagne, où l'éducation se place en tête des secteurs d'activité des expatriés.

Il gagne plus que dans son pays d'origine

Expatriation est souvent synonyme de meilleur salaire. Près de 2/3 des expatriés (63%) disent gagner plus dans leur pays d’adoption que dans leur pays d’origine. C’est d’autant plus vrai pour les expatriés qui exercent dans les pays du Moyen Orient ou d’Asie, mais moins en Europe. En moyenne, 13% des expatriés interrogés par HSBC ont un revenu annuel supérieur à 191 000 euros (250 000 dollars), tandis qu’un quart gagnent moins de 46 000 euros par an (60 000 dollars selon le taux de conversion au 29/11/10).

Il rapatrie une grande partie de son argent

Les expatriés disposent d’une capacité d’épargne et d’investissement accrue. En ce qui concerne la gestion des richesses, ils ont tendance à réserver leurs investissements à long terme (propriété, fonds propres ou obligations) à leur pays d’origine plutôt qu’à leur pays d’accueil.

Son principal souci : se faire de nouveaux amis

La barrière de la langue, le manque de repères, un réseau à tisser… Les principales préoccupations des expatriés sont « la nécessité de reconstruire une vie sociale » (41%) et le sentiment de solitude (34%), notamment chez les femmes expatriées. Suivent les préoccupations pratiques auxquels aucun expatrié n’échappe : le déménagement (30%), la langue (30%), la couverture sociale (29%), l’éducation des enfants (17%), les finances (17%)… Comme si cela ne suffisait pas, il reste un peu de place pour une préoccupation plus insolite : la météo (13%) !

Il fréquente surtout d’autres expatriés

Pour se faire de nouveaux amis, il faudrait peut-être fournir plus d’efforts, car les expatriés restent souvent entre eux. C’est en tout cas ce qu’affirment 58% des sondés. Les sorties « entre expats » sont légion dans les pays du Moyen Orient. En revanche au Canada, aux Etats-Unis et en Australie, les expatriés fréquentent beaucoup plus régulièrement des autochtones.

Il aime la culture de son pays d’accueil

S’expatrier est déjà un signe d’ouverture en soi, ce qui explique sûrement pourquoi 85% des expatriés affirment « aimer la culture locale ». D’ailleurs le plus grand bénéfice que les expatriés retirent de leur expérience est l’élargissement de leurs horizons (81%) avant même de parler de qualité de vie (66%), de développement de carrière (60%) ou de richesse (55%).

Il ne souffre pas tellement de l’éloignement avec ses proches

Moins d’un expatrié sur cinq affirme contacter plus souvent sa famille et ses proches depuis qu’il s’est installé dans un autre pays. Ce besoin se fait logiquement plus sentir dans les pays où la qualité de vie est moindre. Dans ces situations, les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont d’un grand secours pour servir d’attaches.

Il ne s’attarde pas dans son pays d’accueil

Le temps d’expatriation se raccourcit progressivement et dépasse de moins en moins la barre des cinq ans (seulement 35% des sondés). Certains pays ont cependant plus de succès pour garder plus longtemps leurs expatriés, comme la Thaïlande et le Canada. La moitié de leurs expatriés sont là depuis plus de cinq ans, et une proportion similaire affirme vouloir s’installer sur le long terme. Rien d’étonnant à cela : ces deux pays arrivent en tête des destinations où il fait bon s’expatrier (lien vers l’article « La Thaïlande plébiscitée par les expatriés »).

Il est prêt à s'expatrier à nouveau à la fin de son contrat actuel

Plus de 2/3 des expatriés ne sont pas contre une nouvelle aventure dans un pays étranger à la fin de leur expérience actuelle. Mais un expatrié sur cinq affirme son intention de retourner dans son pays d’origine au bout du compte.

Membres d’Expatlive, vous retrouvez-vous dans ce portrait-robot ? Les expatriés français ont-ils leurs spécificités ?

Jérôme Brisson

Profil de l'expat : Expat Live (Monde)

Posté par Expat Live le 04 janvier 2011 à 12:15

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