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Grèce : Expatrié dans un pays en crise : Dimitri, 28 ans, représentant local à Iraklion, Crète...

Expatrié dans un pays en crise : Dimitri, 28 ans, représentant local à Iraklion, Crète... - Grèce - Parcours d’Expats

La Grèce, Dimitri en a été nourri au biberon depuis la tendre enfance grâce à son père, originaire du pays. En 2008, lorsque l’opportunité de s’expatrier s’est présentée, il n’a pas hésité une seconde.

« J’étais agent immobilier à Paris lorsqu’on m’a proposé un emploi prometteur dans le même secteur à l’ouest de l’île de Crète », explique Dimitri. « Je n’ai pas plus réfléchi que ça : j’ai fait mes valises, et je suis parti. » Un choix d’une évidence frappante, tant le destin de ce jeune homme de 26 ans, à l’époque, semblait tendre vers ce pays : « Mon père, grec, m’avait déjà fait baigner dans cette culture quand j’étais enfant, raconte-t-il. J’ai longtemps fréquenté un foyer hellénique à Châtenay-Malabry en région parisienne et je passais toutes mes vacances en Grèce. »

Arrivé à destination, son installation a été facilitée par des connaissances sur place, qui lui ont trouvé un appartement. Sa maîtrise de la langue grecque, malgré un fort accent français dont, à son grand dam, il a du mal à se défaire, l’a indéniablement aidé. « Il faut savoir que personne, ou presque, ne parle français là-bas… Pour s’intégrer, il faut donc au minimum pratiquer l’anglais. »

« Mon travail dans l'immobilier en Crète était totalement différent de celui que je pratiquais à Paris. Par exemple, la clientèle est quasi-exclusivement faite d’étrangers étant donné l’importance du tourisme dans cette région. Je m’occupais des francophones : belges et français essentiellement. »

Une expatriation compliquée par la crise économique

Malheureusement, ce fut sans compter sur la crise financière qui eut d’importantes répercutions sur le marché de l’immobilier. Une crise d’autant plus complexe à surmonter dans ce secteur, que « les grecs sont très famille ». « Très souvent et jusque très tard, les enfants restent chez leurs parents, précise Dimitri. Souvent, trois générations vivent dans les maisons : grands-parents, parents, et enfants. Il y a donc peu de rotation, de cycle de vie concernant l’achat et la vente d’une maison puisqu’elle reste dans l’héritage familial. Surtout dans la période de crise que nous vivons ! »

Dimitri s’est alors vu contraint de rechercher un autre emploi afin de subvenir à ses besoins. « Etant donné que la Crète est une île très touristique, j’ai frappé à la porte de plusieurs hôtels pour être embauché en tant que barman. » En avril 2009, et ce jusqu’en octobre, il travaille donc en saison à un rythme extrêmement soutenu. En 2010, il privilégie un autre métier : « représentant local ». « Il s’agit de s’occuper des touristes : aller les chercher à l’aéroport et les conduire jusqu’à l’hôtel, organiser des réunions d’information, leur proposer des excursions… »

Mais ce genre d’emploi fait partie des moins bien rémunérés en Grèce, où, à l’heure actuelle, la tendance est davantage aux baisses de salaire. « Je suis payé 700 euros par mois en fixe, et j’ai une part de variable en fonction du nombre d’excursions vendues. J’arrive donc à toucher environ 1000 euros par mois… Mais uniquement l’été puisque je ne travaille que quelques mois dans l’année. » Le reste du temps, c’est le chômage, et Dimitri passe l’hiver en France.

« Les Crétois sont excessivement gentils »

Et pourtant il ne regrette pas le moins du monde un choix qui lui permet de réaliser, comme il l’exprime, « son rêve ». « J’aime ce pays ! s’exclame-t-il. Oui, c’est vrai, je gagnais un peu plus quand j’étais à Paris. Mais pour moi, ce n'est pas l'essentiel. » Et de donner un aperçu d’un pays qui l’a conquis il y a déjà bien longtemps : « On ressent une solidarité ici, une hospitalité généreuse et naturelle sans arrière pensée. Malheureusement, cela n'existe pas sur Paris, ou très peu. Les rapports humains sont différents de ceux qui existent en France… Les Crétois sont excessivement gentils. Quoi que vous leur demandiez, ils seront toujours là pour vous répondre. » Une particularité qu’il explique par l’histoire du territoire : « La Crète, tout comme la Grèce, a été courtisée par beaucoup d'ennemis : empire ottoman, turcs, italiens. Mais ce peuple ne s'est jamais laissé faire ! Il y avait une entraide énorme entre les habitants. Ce qui doit se répercuter aujourd’hui. »

Quelques défauts tout de même chez les Grecs… « C’est un pays très corrompu, et comme d’habitude, c’est le peuple qui trinque. Tous les salaires, les primes diminuent, alors même que les prix des produits du quotidien sont les même qu’en France ! ». Et les horaires… « Sur un rendez vous donné, il peut y avoir en moyenne un retard d'une heure. » Mais loin de s’en offusquer, l’habitude sans doute, il en sourit : « Et oui, le temps n'a pas d'horaire en Grèce ! »

Exalté, il l’est. Et justement… Quand on lui demande quels conseils il donnerait aux Français souhaitant s’expatrier en Grèce, il prend une mine gênée et, après un petit temps de pause, répond avec un sourire implorant : « Ne leur dîtes pas trop de venir vivre ici… » Heureux, mais pas partageur.

Propos recueillis par Audrey Minart

Profil de l'expat : Expat Live (Grèce)

Posté par Expat Live le 25 janvier 2011 à 13:00

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Profil expat de SolineExpatriation Grèce

Soline

C’est effectivement une vision juste de la Grece, avec ses avantages et ses inconvenients. Le cadre et le rythme de vie sont supers mais ceux qui nous gouvernent volent le pays de generation en generation et ont reussis a mettre ce beau pays en faillite et ce qui est propose pour le sauver ne fait qu’aggraver la situation. Alors non vraiment je ne conseillerai pas a un francais de s’installer ici en ce moment.

26 jan 2011 à 09:55
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