Les établissements français de l’étranger
Le réseau des écoles françaises à l’étranger est le plus large et le mieux représenté au monde avec plus de 450 établissements homologués par le Ministère de l’Education Nationale français. L’homologation est un critère important lors du choix de l’école de votre enfant. Si un établissement est homologué, cela signifie qu’il respecte les conditions fixées par le décret du 9 septembre 1993 selon lequel :
- l’établissement doit accueillir les enfants français de l’étranger.
- les programmes enseignés doivent être conformes aux programmes de l’Education Nationale française.
- l’établissement doit préparer ses élèves aux mêmes diplômes et examens qu’en France.
Les établissements français de l’étranger doivent se soumettre régulièrement au processus d’homologation car celle-ci n’est pas définitive.
Au sein du réseau des écoles françaises, il existe deux catégories d’écoles : les écoles françaises homologuées par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) et les écoles françaises de la Mission Laïque Française (MLF). S’ajoute à ce réseau d’écoles françaises, les écoles privées non-homologuées par le Ministère de l’Education Nationale.
L’AEFE est une agence placée sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE). Elle est chargée du suivi et de l’animation de plus de 240 écoles françaises à l’étranger qui sont homologuées . Parmi celles-ci, on distingue :
- les écoles en gestion directe : il y en a actuellement 77 qui reçoivent des subventions de l’AEFE leur permettant de rémunérer les enseignants.
- les écoles conventionnées : il en existe 166 gérées par des associations qui ont passé un accord avec l’AEFE pour l’attribution des bourses scolaires et le recrutement des enseignants.
Créée le 8 juin 1902, cette association a pour objectif « la diffusion de la langue et de la culture française par le moyen de la scolarisation à l’étranger » (Sources : site web de la MLF). Elle propose à travers un réseau d’écoles homologuées par le ministère français de l’éducation nationale un enseignement multiculturel et plurilingue fondé sur des valeurs républicaines. Elles emploient des enseignants de l’éducation nationale mais aussi parfois des recrutés locaux. Le réseau d’écoles françaises de la MLF est composé MLF traditionnelles aux statuts variés (74 établissements) et d’autres part d’écoles d’entreprises. Ces dernières sont en général une réponse aux besoins d’une communauté expatriée employée par des entreprises françaises (Areva, Total, Renault, etc. …) implantées localement. Ces établissements, qui sont actuellement au nombre de 32, sont généralement de petite taille.
Il n’existe pas de liste précise de ces écoles généralement privées . Vous aurez connaissance de leur existence en faisant une recherche sur internet ou en vous rendant sur place. Les programmes enseignés dans ces écoles ne sont pas reconnus par le Ministère français de l’Education Nationale. C’est en général le directeur de l’école et son équipe enseignante qui l’élabore. Il est vivement recommandé aux parents de visiter ces écoles et de rencontrer l’équipe enseignante ainsi que le principal avant d’inscrire l’enfant. Renseignez-vous aussi localement pour connaître la réputation et la qualité de ces écoles. Il s’agit souvent d’école bilingue ou d’école dite internationale, où le français n’est pas forcément la langue principale d’enseignement. Il existe aussi des établissements scolaires étrangers offrant des classes à programme bilingue franco-national. Vous pouvez trouver la liste de ces établissements sur le site des sections bilingues francophones dans le monde : Le fil du bilingue. Ce site a été créé par le Ministère Français des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE), en partenariat avec le Centre International d'Etudes Pédagogiques (CIEP) et l'Association pour le Développement de l'Enseignement Bi/plurilingue (ADEB).
Le coût de la scolarisation dans les établissements français de l’étranger
La scolarisation des enfants expatriés dans les établissements français de l’étranger n’est pas gratuite. Elle a même un coût souvent très élèvé. Si l’AEFE accorde des subventions pour le fonctionnement et l’équipement de ces établissements, celles-ci ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des dépenses de ces écoles. C’est pourquoi, les familles doivent payer des frais de scolarité.
Ils varient d’un établissement à l’autre. Les écoles appliquent des tarifs uniformes ou bien variables selon le niveau de scolarisation. A titre d’exemple, le Lycée Français de Los Angeles demande 8372 € en maternelle, 9812 € en élémentaire, 11230 € au collège et 11592 € au lycée, alors que le Lycée Français de Chicago applique un tarif unique de 9039 € (sources : site web de l’AEFE). Les tarifs varient aussi d’une zone géographique à l’autre, les Etats-Unis étant le pays où les frais de scolarité sont parmi les plus élevés.
Compte tenu de cette situation, l’Etat français a mis en place un système d’aide sous forme de bourse scolaire afin que les familles françaises de l’étranger n’ayant pas les moyens financiers suffisants mais souhaitant tout de même donner une éducation à la française à leurs enfants puisse le faire. Ces bourses scolaires peuvent servir à payer totalement ou partiellement les frais de scolarité. L’obtention d’une telle aide est soumise à un certain nombre de conditions de ressources de la famille, de nationalité française de l’enfant, de résidence, d’inscription au registre des français de l’étranger, d’inscription dans un établissement homologué, d’absence de retard scolaire de plus de deux ans après l’âge de 16 ans. Les demandes de bourses doivent être faites auprès des consulats des pays de résidence.
Lors de la campagne électorale pour les présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy a fait part de son souhait de mettre en place la gratuité de l’enseignement scolaire à l’étranger. Appliquée à la rentrée scolaire de 2007 pour les élèves de terminale et étendue depuis aux classes de première et seconde, cette mesure est controversée. Il n’est pas prévu de l’appliquer aux classes de collège compte tenu, d’une part du coût élevé qu’elle impliquerait et d’autre part de la dégradation des finances publiques. Pour les lycéens, cette prise en charge s’effectue sous certaines conditions. La demande doit en être faite auprès de l’établissement dans lequel l’élève est inscrit, celui-ci la transmettra au consulat compétent.
Pour allez plus loin :
Sites internet :
- L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) : http://www.aefe.fr/
- La Mission Laïque Française (MLF) : http://www.mlfmonde.org/
- La Maison des Français de l’Etranger (MFE) : http://www.mfe.org/
- Site des sections bilingues francophones dans le monde : http://lefildubilingue.org/
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