Hervé Majidier est le directeur de Carrefour en Egypte. Il gère 4 hypermarchés et 3 supermarchés et emploie 2500 personnes. Ce Marseillais, qui a pris la direction du groupe en juin 2003, est aussi président de la Chambre de commerce Franco-Egyptienne et conseiller pour le commerce extérieur auprès du MAEE.
Son entreprise est encore touchée par les retombées de la révolution « Nous ouvrons une heure plus tard et fermons trois heures plus tôt que nous avions l’habitude de le faire à cause du couvre-feu. Nous fonctionnons aujourd’hui à pertes puisque c’est entre 21H30 et minuit, voire une heure le week-end, que nous faisions notre plus grosse part de chiffre d’affaires. » Mais il l’espère, le pire est loin derrière.
Aujourd’hui, les entreprises françaises en Egypte se heurtent à une hausse des prix de leurs fournisseurs, hausse qu’ils devront répercuter sur leurs tarifs. Parallèlement, le salaire de base augmente de 15%. Et qui dit plus d’argent dans les chaumières, dit plus d’argent pour consommer. Hervé Majidier prévoit une inflation en forte hausse dans les mois qui viennent.
Une inflation qui ne semble pas effrayer ce chef d’entreprise qui voit toujours en l’Egypte une base stratégique pour entreprende au Moyen Orient.
Les entreprises françaises auraient-elles un avenir en Egypte ? Le président de la Chambre de commerce Franco-Egyptienne mise sur la formation mais aussi la décentralisation et le positionnement hors du Caire et d’Alexandrie, à l’instar des entrepreneurs Italiens et Allemands.
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Apo MARTIN
Oooohhh!!! Que j'ai envie de le plaindre!!! Il ne peut plus exploiter les travailleurs égyptiens qui travaillaient auparavant jusqu'à minuit.
Expartrié-e-s, avez-vous penser à l'image que nous avons en général à l'étranger?... En y arrivant avec notre richesse, en montant nos entreprises, mais rarement en participant au développement local et à la répartition des richesses.
D'accord, nous fournissons du travail, mais pas vraiment comme nous devrions ou pourrions le faire, en exportant non seulement notre investissement, mais aussi nos droits du travailleur. Car nombreux sont les expatriés chefs d'entreprises qui sont heureux de pouvoir payer un salarié à bas prix et exiger de lui de nombreux heures de travail dans une semaine.
La France a encore cette image dans le monde du pays où sont nés les Droits de l'Homme. Mais cette image peu à peu s'estompe.
La France a toujours cette image du pays aux lumières... Alors il est temps de briller et de montrer un autre exemple que celui de la capitalisation sauvage et de l'exploitation de l'Homme par l'Homme!!!