Plus connue pour l’enseignement des langues, Berlitz développe aussi une activité d’accompagnement interculturel en forte progression… Pour Patricia Glasel, directrice de Berlitz Consulting, le « coaching interculturel est devenu indispensable aux entreprises qui n’ont pas de temps à perdre » !
Qu’est-ce exactement que ce « coaching interculturel » que vous proposez aux futurs expatriés ?
Il s’agit d’abord de commencer par comprendre son propre cadre de références, la culture dont on est à la fois issu et pétri. Quand on a bien compris d’où l’on vient, de quoi l’on est fait, alors seulement on peut aller voir comment fonctionnent les autres ! Or, les cadres qui s’adressent à nous ont besoin de trouver les clés de décodage des cultures auxquelles ils vont être exposés ; aucune culture ne raisonne comme une autre… Cela va bien au-delà de quelques petits « trucs » ! Au total, nous avons développé une approche spécifique, et assez originale, avec nos propres outils d’apprentissage. Ce sont des compétences qui se trouvent à la croisée de la sociologie, de l’ethnologie, de l’histoire, de l’économie et/ou même de la psychologie.
Pourquoi ces cadres en auraient-ils besoin plus que par le passé ?
Tout simplement parce que les entreprises n’ont plus les moyens de perdre du temps ! Cela dit, c’est une activité qui n’est pas si neuve ; il y a déjà 25 ans qu’elle a été créée par Berlitz aux Etats-Unis. En France, la prise de conscience, par les entreprises, de l’intérêt qu’il y a à aider les cadres à se préparer à l’expatriation est plus récente. Pourtant, mondialisation aidant, les entreprises françaises ont pris conscience du fait que, finalement, des cadres inadaptés à leur environnement culturel pouvaient leur coûter cher ! Ils ont à se faire comprendre, mais aussi à comprendre leur environnement, à convaincre parfois, à échanger toujours. Or, l’incompréhension de l’environnement dans lequel on travaille peut entraîner la prise de décisions erronées... Pour les cadres étrangers qui s’installent en France, ou pour ceux qui, Français, préparent leur expatriation, apprendre le management interculturel est devenu une nécessité. Aujourd’hui, l’activité explose…
D’où viennent selon vous les échecs en matière d’expatriation ?
Du manque de préparation en amont. Ce n’est pas parce que l’on passe son temps en avion que l’on est prêt à s’installer au bout du monde, avec femme et enfants… De plus, souvent, le conjoint doit quitter son emploi pour « suivre ». Or, il doit être un partenaire, et non pas un « sacrifié » ! C’est pourquoi nous tenons, quant à nous, à recevoir la famille et non pas le seul cadre d’entreprise au cours de nos journées de formation. Actuellement, justement parce qu’on ne s’en préoccupe pas assez, 75% des échecs sont liés à la famille…
Qui vous sollicite ?
Ce sont les groupes ou les grosses PME qui ont une politique structurée de gestion des ressources humaines... Elles le font essentiellement à la veille d’un départ hors Europe, aux Etats-Unis, ou bien en Chine, au Japon et au Brésil. Elles ont tendance à croire –bien à tort- que les pays européens sont, d’office, plus « faciles »… Quant aux petites entreprises, elles sont souvent plus réticentes car elles manquent de temps et craignent les coûts… Résultat, ce sont celles qui ont pourtant le plus à perdre qui s’offrent le moins l’aide au départ, au séjour et au retour que nous proposons ! C’est pourquoi nous organisons des journées de formation regroupant des cadres de plusieurs entreprises ; c’est moins coûteux (environ 900 euros la journée).
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Sylvie Aderibigbe
Le coaching de vie pour expatries est en plein boum, les gens se rendent enfin compte que l'expatriation a des effets psychologiques qui peuvent etre anticipes.
florence mermet
Si vous souhaitez avoir des informations utiles et pratiques sur le coaching d'expatriés, n 'hésitez pas à visiter le site http://bit.ly/Fly-Away. Enfin un guide à destination des francophones, avec tous les thèmes que vous devez prendre en compte avant de partir ou de revenir