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Altran met l’intranet au service des expatriés

Mobilité internationale : Altran met l’intranet au service des expatriés

Lieu de rencontre et d’échange entre candidats au départ et gestionnaires de l’expatriation, Mov’Altran, système intranet « maison », propose aux cadres un accompagnement complet, du départ au retour…

 

Comment faciliter la mobilité internationale des cadres dans une entreprise qui, spécialiste de l’ingénierie, fait de la vente de sa « matière grise » tout autour du monde une clé majeure de développement ? Pour Altran, présente dans 20 pays avec quelque 17 000 collaborateurs, la question mérite d’être examinée de très près.

Parmi les réponses apportées par l’entreprise, le dispositif Mov’Altran, créé en 2008. Objectif : aider les collaborateurs qui veulent « voir du pays » à trouver le poste ad hoc, pour eux, pour leur famille et pour leur carrière…

Le principe de fonctionnement de Mov’Altran est simple : sur ce site intranet, postes disponibles autour du monde et volontés de départ des consultants se déclarent de manière ouverte et interactive. Après un premier échange d’informations, le cadre candidat au départ peut se mettre en relation avec le correspondant mobilité du ou des pays visé(s) pour envisager la suite pratique du processus : « Au-delà de la mise en contact, Mov’Altran permet aussi de traiter des problèmes de déplacement, de contrat, de fiscalité, ou même de sécurité », explique Herbert Massenet, responsable des cadres dirigeants et de la mobilité internationale.

Une procédure d’autant plus complexe que le nombre de candidats au départ est élevé ; durant la seule année 2010, 8400 déplacements -voyages, missions et expatriations confondus- ont été organisés par l’entreprise. Dans ces conditions, tout doit être fermement balisé ; il s’agit d’éviter des échecs dont les conséquences peuvent aller bien au-delà des seuls cadres concernés : « La mobilité doit être facteur de succès dans une carrière ; quelques échecs pourraient suffire, rumeurs aidant, à inquiéter et à donner, en interne, une image négative de notre politique à l’international. C’est pourquoi nous nous efforçons de bien encadrer les expatriations», poursuit le responsable.

C’est la procédure qu’a suivi Jérôme Golaszewski, jeune directeur technique qui vient de s’installer avec femme et enfants à Bangalore, en Inde, pour y travailler chez Altran India. Un projet d’expatriation mûri de longue date, notamment au travers de missions déjà conduites en Allemagne et en Espagne. Bien sûr, rien n’est simple. Pour la famille, le choc culturel est intense. Du point de vue professionnel, la pression l’est tout autant. La contrepartie ? La perspective, si la mission se déroule bien, d’accéder ensuite à des postes que ce Toulousain n’aurait pas pu envisager d’occuper s’il était resté tranquillement chez lui...

Publié le 03.06.11 par Véronique Pierron

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